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Comment calculer le prix d’une prestation d’onglerie sans travailler à perte

Lorsqu’on débute en onglerie, il est tentant de fixer ses prix en regardant ce que demandent les autres professionnelles. Pourtant, deux prothésistes ongulaires peuvent avoir des coûts, une vitesse de travail et un niveau de charges très différents. Un tarif viable doit partir de ses propres chiffres.

1. Calculer le temps réel de la prestation

Ne comptez pas uniquement le temps passé à poser le produit. Ajoutez l’accueil, la préparation, le nettoyage, la désinfection, les photos, l’encaissement et la remise en ordre du poste. Une prestation annoncée comme « 1 h 30 » peut en réalité immobiliser davantage de temps dans l’agenda.

2. Estimer le coût des consommables

Le gel, les bases, tops, limes, embouts, gants, désinfectants, cotons et autres consommables représentent un coût par cliente. Certains produits sont utilisés en très petite quantité, mais leur coût cumulé sur un mois n’est pas négligeable.

3. Répartir les charges fixes

Loyer, énergie, assurance, logiciel de réservation, téléphone professionnel, comptabilité, matériel, mobilier ou communication doivent être financés par l’ensemble des prestations. Il faut donc intégrer une part de ces charges dans le prix moyen facturé.

4. Prévoir le renouvellement du matériel

Une lampe, une ponceuse, un aspirateur ou du mobilier professionnel ne durent pas éternellement. Même lorsqu’ils sont déjà payés, il est utile de prévoir leur remplacement futur afin de ne pas découvrir brutalement une grosse dépense.

5. Ne pas oublier les périodes non facturées

Une journée de travail ne peut pas être facturée à 100 %. Il existe des trous dans le planning, des annulations, du temps administratif, du contenu pour les réseaux sociaux, des achats, des formations et parfois des rendez-vous qui dépassent.

6. Définir une marge, pas seulement un remboursement des coûts

Le prix doit couvrir les dépenses mais aussi rémunérer le savoir-faire, l’expérience et le risque entrepreneurial. Travailler uniquement pour rembourser les produits et les charges ne crée pas une activité durable.

7. Ajuster selon la complexité

Une pose simple, un nail art détaillé, une correction ou une dépose suivie d’une nouvelle construction n’utilisent pas le même temps ni la même technicité. Une grille tarifaire claire évite de sous-facturer les prestations les plus longues.

Un prix professionnel doit être expliqué et assumé

Un tarif cohérent n’est pas forcément le moins cher. Il doit permettre de travailler dans de bonnes conditions, avec du matériel adapté, de l’hygiène, de la formation continue et suffisamment de temps par cliente.

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